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Espagne – Valence et Barcelone

Jeudi 4 juin 2009

De Grenade, nous partons pour Valence en train de nuit, et on s’embourgeoise dans notre compartiment privé avec douche. On arrive à Valence à 5h du matin pour retrouver nos contacts sur place qui arrivent 8 heures plus tard, et contents d’eux en plus. Autant dire que la visite du centre et la cathédrale n’est pas une partie de plaisir. En plus il fait moche. Et les rues sont sales. Et les gens parlent fort. Et y a des types qui viennent nous jouer de la guitare pourrie sous le nez pendant qu’on mange. Enfin, on aura au moins vu le Graal dans la cathédrale. Ah oui, en fait dans le film des Monty Python, c’est rien que des âneries, le Graal, il est à Valence, l’évêque a même signé un papier et tout, alors c’est pas des calembredaines. Comme c’est décevant.

De Valence, nous partons à Torreblanca, station balnéaire également fort joliment bétonnée. Les Espagnols semblent avoir une certaine prédilection pour la construction d’énormes immeubles juste sur la plage. Je me demande pourquoi on a pas pensé à faire ça en Corse, tiens…

On profite de nos vacances pour assister à un mariage, à moins que ce ne soit l’inverse.

Et puis nous partons quelques jours plus tard pour Barcelone. Barcelone, tout le monde dit que c’est vraiment génial, c’est donc logiquement qu’on peut en conclure que ça doit être nul.

Mais en fait pas du tout, nous aussi on vous dit que c’est vraiment génial. Concluez-en vous-même que c’est sans doute surévalué.

Parce que là-bas il y a de tout, un joli centre-ville avec une superbe architecture de gothique à moderniste, des plages, des parcs pour s’éloigner de la fureur du centre, des musées en veux-tu, en voilà, des monuments grandioses, et on passe sur les boîtes de nuit : il paraît qu’il y en a aussi, mais on est des pantoufles.

Que retenir en particulier ? Que la Sagrada Familia en construction, c’est vraiment quelque chose à voir, tant ce qui a déjà été réalisé est impressionnant mais presque négligeable en comparaison de ce qui reste à faire. Il y a le quartier de Montjuïc, ancien site de l’exposition universelle de 1929 et des jeux olympiques de 1992. Il y a la vieille ville et son quartier gothique et les Ramblas animées. Et puis il y a le musée d’art contemporain que l’on recommande aux personnes en mal de reconnaissance. Qu’ils sachent qu’il y a pire qu’eux, comme le type (on n’ose pas appeler ça un artiste) qui a mis 12 postes de télévision qui font de la neige dans une pièce. Cet homme restera de toute évidence un incompris. On l’espère en tout cas

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Espagne – Grenade et environs

Dimanche 31 mai 2009

Nous posons nos sac à dos à Grenade pour quelques jours. Nous commençons par la visite de la ville et le quartier de l’Albayzin, l’ancien quartier musulman. C’est un dédale de petites rues étroites flanquées de maisons blanches. On arrive a une plaza ou il y a des jeunes qui profitent du soleil du sud et vivent en jouant de la musique et en fabriquant des bijoux. Bref, des fainéants. Vue impressionnante sur l’Alhambra (l’Alcazar local quoi) et la Sierra Nevada en arrière plan. En redescendant, on va boire un Mojito en terrasse et on a bien choisit car un groupe nous fait de la musique jazzy pendant près d’une heure. Comme ils se sont donnés beaucoup de peine et qu’ils étaient très bon, on leur laisse un peu de fric. Passage par les souks locaux, puis visite de la cathédrale (comme c’est original).

Le lendemain on prend le bus et on va se perdre dans les Alpujarras. Petite randonnée bien sympathique, aromatisée au thym sauvage et à la lavande. Au fond de la vallée il y a un village typique comprenant une cinquantaine de maisons toutes blanches et autant de chats miteux. Sur le retour nous croisons la route d’une famille de jeunes bouquetins qui grimpent la colline au petit trop.

Bien sur on a aussi visité l’Alhambra. On fait partie des 6000 visiteurs par jours qui ont la chance de pénétrer dans ce lieux mystérieux. Encore une fois, l’art musulman nous en met plein la vue : multitude des détails, fresques et mosaïques colorées, rien à voir avec les châteaux massifs construits à la même époque par les chrétiens. Ici tout est finesse et lumière, avec un peu partout des gargouillis d’eau qui coule. On finit avec la visite des quartiers des architectes : le Generalife et ses jardins magnifiques.

Comme on a encore un jour a tuer dans le sud, on va faire un tour sur la côte : destination Malaga. Là encore on visite un Alcazar et une cathédrale, mais ce qui nous choque particulièrement c’est le fronton bétonné de la méditerranée, c’est particulièrement laid. Ah les stations balnéaires….

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Espagne – Séville et Cordoue

Dimanche 31 mai 2009

Petite page d’histoire pour commencer : la péninsule ibérique a été envahie par les musulmans de 711 à 1492, année ou Grenade a finalement été reconquise par Isabelle et Ferdinand d’Aragon. Tous ces siècles de domination Musulmane n’ont pas été vains puisqu’il en reste quelques joyaux architecturaux qui valent le détour.

À Séville il y a un Alcazar, en gros un château mais musulman et une cathédrale. L’Alcazar nous en met plein la vue avec ces jardins plantés de palmiers, salles somptueusement décorées de mosaïques et portes finement sculptées.
La cathédrale n’est pas en reste. Avant, il y avait une mosquée. Après le départ des musulmans, les chrétiens se sont dit: détruisons cette mosquée et construisons une cathédrale énooorme et les générations futures pourront nous prendre pour des fous. Hé bien ils ne se sont pas plantés ces types là. Le résultat est stupéfiant : 128m de long et 83m de large. On s’y perd et toutes ces dorures, on est pas déçu.
Notre première impression Andalouse est des plus positives : ciel bleu, vols d’hirondelles, petite rues et maisons colorées, orangers et oliviers.

Le lendemain, on prend le train et en route pour Cordoue. Un post a déjà été écrit sur cette ville alors je vous y renvoie. Petite note supplémentaire : La mezquita est vraiment incroyable : il y a une cathédrale construite en plein milieu. Il y a toutes ces colonnes et arches musulmanes et puis tout d’un coup des croisées d’ogive, statues et coupoles…c’est vraiment la croisée de deux cultures.


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Györ

Samedi 2 mai 2009

Ce qui est chouette à Vienne, c’est qu’on habite pas très loin d’autres pays comme la République Tchèque, la Slovaquie et la Hongrie. Alors, quand on a rien à faire le week end on peut y faire les touristes et profiter des restaurants pas chers. Début mai nous avons visité Györ, en Hongrie.  On y a vu: un bout de bois planté de clous, des maisons colorées, une tête en or dans la cathédrale et un coeur en cadenas.

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En attendant de nouvelles aventures…

Dimanche 26 avril 2009

Celle ou celui qui trouve l’utilité de ce bidule gagne une nationalité germanique.


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Et y sont où les ours ? Hein ?

Lundi 13 avril 2009

Après quelques mois de ce long hiver viennois qui n’en finissait pas, nous profitons des ces excellents jours de printemps ensoleillés pour partir un peu à l’aventure, notre destination : la Slovénie, ses lacs et sa capitale.

Bon, première aventure: aller chercher la voiture de location. La petite polo qu’on voulait n’est pas là alors on nous surclasse et on nous file une Toyota Rav4… ah bah après tous nos commentaires mesquins sur les 4×4 citadins et leurs propriétaires… allez hop, après quelques tours d’essai dans le parking, on part vers le sud.

La route est un peu longue mais qu’est-ce que c’est beau les Alpes encore enneigées. Et puis on longe une vallée et on découvre les lacs aux eaux miroitantes. Premier jour on fait le tour du lac Bohinj et on va voir sa cascade. 8 heures de marche, un peu crevant. Deuxième jour, tour du lac de Bled à Bled donc. Une église est construite sur un gros caillou en plein milieu, un château surplombe un précipice, avec, en fond d’écran, toujours les pics enneigés. On dirait un conte de fées.

Pour finir notre séjour, petit détour dans la capitale slovène Ljubljana. Le

centre-ville est charmant, un peu petit, on en fait le tour en 2 heures, on se pose aux terrasses et on prend un dernier café avant de reprendre la route. On est pas du tout déçu des ces trois jours… si ce n’est qu’on n’aura pas vu le museau d’un ours.

Plus de photos ici, comme d’hab.

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Le gros bout de la lorgnette

Samedi 14 mars 2009

Il n’y a pas si longtemps, j’étais un étudiant brillant qui écoutais avec avidité le savoir dispensé par des professeurs remplis de sagesse. C’était avec une circonspection teintée d’admiration que j’allais chercher la connaissance à son puits. J’étais plein de respect et de vénération pour ces parangons de…

Oui bon, enfin en tout cas j’espère que les étudiants que j’aurai cette année penseront ce genre de choses.

Car oui, temblez pour l’avenir de l’éducation autrichienne, je suis professeur à l’université. Je vais donner des cours ce semestre sur l’utilisation de scanners 3D à des biologistes, des éthologues et des anthropologues, avec une partie magistrale et une partie pratique. Je sens qu’on va rire.

En début de semestre, il y a une réunion avec les étudiants afin de cerner au mieux leurs attentes sur le contenu du cours à venir. Et donc on doit leur poser des questions. C’est désespérant. Là ils étaient une vingtaine.

- Bon alors qui a déjà utilisé un scanner de surface ?

Deux étudiants lèvent la main.

- Bon alors qui n’a jamais utilisé de scanner de surface ?

Évidemment, il n’y a que deux autres étudiants qui lèvent la main.

J’ai donc dans mon cours environ 16 étudiants qui dorment déjà à la réunion préliminaire (et 4 fayots).

Ahahah il va falloir que je leur donne des notes.

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Aaaah il neige (mais c’est pas grave)

Samedi 28 février 2009

Pendant le mois de février, il n’a pas manqué de neiger à Vienne. Mais l’habitude, associée à une bonne dose de sens pratique germanique, permet à la population de faire face dans ces heures difficiles.

La première phase consiste pour les autorités locales à consulter la météo (pensez-y à Marseille, bande de gros malins). S’il neige le lendemain, eh ben on fait répandre du sel sur les routes et du gravier sur les trottoirs, comme ça, les gentils Viennois (chaussés de grosses godasses, pas d’escarpins fantaisie) ne risquent pas de se casser la figure en allant travailler.

S’il neige vraiment beaucoup, la ville engage des étudiants pour déneiger les trottoirs pendant les nuits, et fait sortir des chasse-neige pour les routes, et des bébés chasse-neige pour les trottoirs.

Enfin, en dernier lieu, une fois la neige accumulée, on prévient les accidents de dégringolade de blocs de neige sur les gentils Viennois, en accrochant à des anneaux prévus à cet effet au coin de chaque immeuble des piquets qui mettent en garde contre les “Dachlawinen” (avalanche de toit) et qui obligent les passants à se tenir à au moins un mètre des murs.

Nom d’un chien c’est pourtant pas compliqué, bande de Français paresseux !

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Comment… venir chez nous pour pas (trop) cher ?

Samedi 14 février 2009

Voici un article d’interêt public puisqu’il nous évitera de répéter et vous sera utile à vous pour venir chez nous.

Alors pour venir chez nous pour pas trop cher :

En avion, à partir de Paris :

  • SkyEurope, billet à partir de 38 euros hors taxes bien sur, un aller retour par jour environ. Le plus souvent 58 voire 85 euros.
  • AirBerlin : ils ont des billets lowcost aussi (la compagnie low cost s’appelle Niki mais en cherchant les billets sur le site, les places pour la lowcost sont aussi proposés), premier prix des billets à 29 euros TTC mais à réserver 5 mois à l’avance ! Sinon il y a aussi des billets pour 40-50 euros à certains moments de la semaine et deux mois à l’avance et hors grosses périodes touristiques bien sûr !  Allez sur le site internet et allez sur la page “offres spéciales”, les prix les moins chers sont répertoriés par dates.
  • AirFrance : en s’y prennant suffisamment à l’avance (au moins 85 jours avant départ) on peut avoir des billets pour 58 euros TTC aller simple. Sinon il faut compter 100 euros TTC pour un billet aller eco. Encore une fois : page “Offres spéciales”.

En avion, pas à partir de Paris :

  • Autres grosses compagnies : Airberlin, Austrian, Lufthansa, Swiss. Là encore il se peut qu’il y ait des prix très raisonnables, notamment avec Airberlin et Austrian en s’y prenant suffisamment à l’avance.
  • Nice/Vienne possible avec Austrian.

Encore un plan en avion :

  • Atterrir à Bratislava (Skyeurope) ou Innsbruck (Austrian, Airberlin) et venir en train jusque Vienne, les billets d’avion sont moins chers car petits aéroports. Bratislava/Vienne en train c’est environ une demi-heure et deux trains par heure ou bien il y a des navettes de bus de l’aéroport proposées par skyeurope et Innsbruck/vienne en train (un peu plus long) : environ 5h.

En train à partir de Strasbourg :
Ceci est un bon plan si on aime les trains de nuit. Un Strasbourg-Vienne départ vers 22 heures de Strasbourg. Aller en place assise à partir de 29 euros ! Premier prix couchettes : 39 euros. Là encore il faut s’y prendre tôt et il faut prendre les billets sur le site des trains autrichiens. On peut payer et imprimer directement les billets à partir du site qui est aussi en anglais et même en francais sur la page des réservations…

En train à partir d’autres villes d’Europe :
Si vous êtes en trip en Europe, je vous renvoie sur la même page internet, il y a des trains de nuit au même prix pour pas mal de destinations.

Sinon reste le vélo ou bien la rando pour ceux qui aiment l’effort…

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Ad usum delphini

Mercredi 21 janvier 2009

En Grèce, il y a des philosophes et des vieux temples. Les philosophes sont morts et les temples sont détruits, mais pour les temples, ils ont déterré les vieux cailloux pour faire des jolis tas. Pour les philosophes par contre, ils n’ont pas encore trouvé de solution adéquate.

Quoiqu’il en soit, la troupe des fellows est partie le samedi après son congrès soporifique pour aller visiter le site de Delphes, et les restes de l’oracle d’Apollon. Là il reste des morceaux de temples épars, des ruines de théâtre et de stade, mais le plus impressionnant, c’est le site lui-même. Les temples sont au pied d’un à-pic rocheux qui fait un décor à couper le souffle. Pas étonnant que la Pythie se soit installée là, ça a vraiment du cachet. Moi j’aurais choisi pareil.


On est allé dormir dans la ville balnéaire de Galaxidi, très jolie avec ses orangers, ses façades blanches et ses chiens errants encore, avant de repartir le lendemain en voiture vers Athènes, là encore sur une route magnifique le long des montagnes enneigées qui plongent directement leurs pieds dans la mer. On fait pas mieux.