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TFFM (The first Fellow Meeting)

Mercredi 25 juillet 2007

Partir à Leipzig pour travailler un week-end, j’espérais un peu mieux de mes collègues chercheurs qui ont organisé ce FM (fellow meeting, il va falloir se faire aux acronymes, il va y en avoir un paquet). Ils font du zèle maintenant…Contrairement à ce que je pensais initialement, Leipzig est une ville charmante, pleine de vie, et contrairement à ce que l’on peut penser de prime abord, on ne remarque l’ « Ossitude » qu’à quelques détails.

L’Ampelmann par exemple. Ce petit bonhomme a été dessiné sous le régime de RDA, son créateur pensant que les camarades citoyens auraient davantage tendance à respecter la loi si elle prenait la forme d’un personnage rigolo. L’auteur a quand même eu peur du côté bourgeois donné par le chapeau.

Ampelmann vert!

On peut aussi trouver quelques restes soviétiques, comme un bâtiment surmonté d’une étoile rouge. Fait étrange, il avait été offert à l’Allemagne dans les années 20. Comme ils trouvaient ça joli, ils l’ont gardé.

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Autre fait étrange, il y a un monument énorme, le Völkerschlachtdenkmal, autrement dit, le monument de la bataille des nations… Tiens qu’est-ce à dire ? La bataille de Leipzig, ça n’évoque rien ? Une grosse raclée qu’a prise Napoléon. On passe rapidement dessus en France, mais là-bas ils en sont bien fiers, et ont fêté ça dans un style bien kolossal.

Le Völkerschlachtdenkmal

A part ça, il y a une grosse Rathaus, une autre plus petite, l’église dans laquelle Bach a été Kappelmeister pendant 20 ans, un Max Planck Institut, une église orthodoxe, quelques Trabants, et quelques quartiers un peu décrépits qui rappellent quand même qu’en terme d’urbanisme, le communisme ne faisait pas vraiment dans la dentelle.

N’oublions quand même pas que j’étais là pour travailler, au Max Planck Institut, donc. Ca donne envie de travailler dans la recherche publique quand on voit ça : mur d’escalade, sauna, piscine, petit bassin (et un budget de recherche pharaonique qui leur permet d’avoir fait notamment rentrer dans un conteneur un IRM pour le transporter partout avec soi. C’est plus pratique). Entre petits fellows de l’EVAN, l’atmosphère est détendue, les social events (les SE) aidant beaucoup. Par SE, il faut comprendre une soirée au bar en général. C’est le gros avantage de ce programme qui permet d’acquérir une solide connaissance sur les bières européennes (et puis on avait rien à payer en plus, la Commission nous ayant laissée une enveloppe conséquente pour le week-end. On appelle ça le budget E, ça a plus de gueule que « l’argent pour la picole »).

0005.jpgLe Max Planck Institut

Tellement détendue, l’atmosphère, que tout presque tout le monde se montrera très très calme au cours des présentations… Chacun montre son travail (et j’en ai donc étais réduit à une suite de blagues pour arriver à capter un peu l’attention de mes collègues qui se contrefichent toujours autant de ce que je peux faire, ces pourritures d’anthropologues).

Au resto (comme la moitié du temps)EVAN, sponsorisé par PringlesLes fellows en train de dormir (bon, pas tous)

De mon côté, j’en aurai retenu les divers modes de développement des orangs-outans. Car, oui, il y avait là un spécialiste des orangs-outans. Pourquoi regarder des documentaires du National Geographic quand on travaille avec des gens pareils ? Quoiqu’il y avait aussi un spécialiste de la mastication chez les hommes de Néanderthal, et là franchement, celui-là il a raté sa voie. Rien ne vaut une bonne étude des singes.

Car les orangs-outans mâles peuvent avoir des grosses joues (on dit alors qu’ils sont flanged dans le jargon) ou bien non (unflanged). Certains développent ces caractéristiques (les grosses joues et quelques autres) à l’adolescence pour devenir des mâles dominants. Les flanged possèdent un vaste territoire et peuvent crier plus fort pour attirer les femelles. Les autres (qui sont donc moins beaux, c’est assez évident) vivent sur le territoire de mâles dominants et doivent se débrouiller pour trouver l’âme sœur. Bon, en fait d’âme sœur, ils violent les femelles, on fait ce qu’on peut quand on un physique ingrat sans grosses joues.

Un commentaire

  1. Haha! Encore 1er commentaire!
    Haha! Encore inutile!
    Bon, je trouve quand meme que tout ca degage une forte odeur de travail ereintant.
    Ah oui, pour dire aussi que ceux qui ont eu le bonheur de lire “Histoire d’un conscrit de 1813″ (Paris Hilton) connaisse la fameuse bataille de Leipzig, et que ca leur sert beaucoup dans la vie de tout les jours.



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