
Shanghai
Lundi 2 juin 2008Shanghai et Shanghai pour être plus précis, parce qu’il y a bien 2 Shanghai.
D’un côté, il y a les vieux quartiers aux petites maisons, aux rues débordantes d’activité, et où l’on devine des cours dans les petites allées. C’est la Shanghai ancienne, dans laquelle il est assez agréable de se promener le soir entre les étals des marchands et les vélos qui passent. Elle est allongée aux pieds de la Shanghai moderne, avec ses immenses immeubles en construction, aux larges rues tracées au cordeau, aux façades illuminées et en particulier le nouveau quartier de Pudong avec ses gratte-ciel qui font face à l’architecture orgueilleuse du Bund au-delà de la rivière.
On rase les premiers quartiers pour construire les seconds, et on dirait que la ville est vouée à une frénésie sans fin, condamnée par le miracle économique à se développer encore et encore. Au milieu de tout ça, il reste quelques endroits à part, comme des jardins chinois, mais la plupart de la ville est un spectacle de ruche débordant d’activité, depuis les innombrables taxis qui sillonnent les rues jusqu’aux boutiques touristiques dans un quartier refait pour ressembler à un quartier ancien, avec les toits qui remontent en virgule, ou encore la grande rue moderne de Nankin où des vendeurs à la sauvette nous proposent sans arrêt des bagages ou des montres de contrebande.
Le soir, on peut sortir dans ses quartiers fréquentés uniquement par des occidentaux, et l’on voit le fossé qui sépare ceux qui ont profité de l’essor de la ville, et ceux pour qui ces quartiers sont inaccessibles.






