Archive de 4 juin 2008

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Le retour

Mercredi 4 juin 2008

Notre départ se fait par l’immense et magnifique aéroport de Pékin où nous passons la nuit en attendant notre avion.

En vol, on peut voir les sommets de l’Himalaya qu’on pourrait presque toucher. Arrivée à Dubai, l’aéroport est presque vide cette fois. Étonnant, puisqu’on est au milieu de l’après-midi.

Retour à Paris. Pff, Paris…

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Pékin

Mercredi 4 juin 2008

Arrivés le matin à Pékin, nous nous dirigeons à la descente du train vers notre auberge, cachée au milieu d’un hútòng, un de ces petits quartiers populaires, bâti selon les règles du Fengshui.

Pour notre première journée, priorité au classicisme avec la visite de la Cité Interdite. En arrivant sur la place Tiananmen, on a un rapide aperçu de l’immensité et de l’inhospitalité de l’asphalte, mais on y reviendra par la suite. La Cité Interdite était la résidence impériale sous les dynasties Ming et Qing, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne devaient pas en avoir honte. Aujourd’hui encore, les communistes ont essayé plus ou moins de s’approprier le symbole en mettant un gigantesque portrait de Mao à l’entrée. Le lieu est immense, couvrant environ un carré d’un kilomètre de côté et à l’intérieur, c’est une succession de bâtiments rouges au toits de tuiles rondes, avec des décorations colorées. Mais le style est d’une homogénéité sans pareille qui finit malgré tout par nous lasser quelque peu, surtout qu’une chappe de smog jaunâtre s’abat peu à peu sur la ville, qui fait disparaître les perspectives derrière un voile. En sortant, nous essayons de prendre de la hauteur sur la colline de charbon au sud de la Cité, mais la vision est toujours gâchée par la pollution.

Le lendemain, nous partons un peu à l’écart du centre, voir le palais d’été, résidence de la dernière impératrice douairière et mégalomane. Sur un site immense, il y a des temples, un lac, un pont à 17 arches, un parc immense et la reproduction de rues commerçantes. Le parc ressemble à une Chine en miniature.

Pour notre troisième jour, nous avons gardé une randonnée sur la Grande Muraille. Il y a peu à dire car les mots sont faibles pour évoquer ces splendeurs, mais les visions étaient vraiment grandioses : la muraille court le long des crêtes des collines à perte de vue, parfois avec des angles impressionnants et on se prend à spéculer sur les quantités d’hommes qui ont dû mourir pour bâtir une telle merveille. Pour terminer, cette randonnée, on descend en tyrolienne au-dessus d’un lac.

Pour finir notre visite de Pékin, nous passons notre dernier jour au temple des lamas, sanctuaire tibétain, où malgré “l’overdose des temples” qui point, on peut encore admirer des statues terrifiantes de démons aux gueules béantes et une statue de Bouddha de 18 mètres d’une seule pièce en bois de santal. Nous repassons rapidement sur la place Tiananmen, au sud, mais la chaleur étouffante nous pousse à gagner des lieux plus cléments. Nous passons l’après-midi à nous promener dans la grande rue commerçante de Wangfujing et ses malls, et son marché où l’on trouve des brochettes de scorpions, d’hippocampes, de larves énormes.

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Xi’an

Mercredi 4 juin 2008

Xi’an nous a réservé de jolies surprises. On y est allé surtout pour voir la grande armée de terre cuite qu’on a déjà vu cent fois dans les reportages de France5 mais la ville en elle même vaut le détour. Xi’an c’est le cœur musulman de la Chine. La mosquée ressemble tout de même à un temple chinois avec ces toits en virgules et ces portes, mais portant des inscriptions chinoises et arabes. Les rues alentours aux allures de souks, les marchands d’épices et les stands vendant toutes sortes de denrées alimentaires nous ont littéralement enchantés. Mélanges de bruits, d’odeurs et de couleurs fort sympathique. Xi’an c’est aussi ces grandes murailles qui encadrent le centre ville. A la porte du sud, elle nous offre des perspectives assez surprenantes, avec d’un côté l’ancien (la muraille) et de l’autre les immeubles ultra-modernes, sans oublier la tour de la cloche et la tour du tambour. Enfin, la pagode de l’oie sauvage est posée au sud d’une place assez énorme. il y fait bon flâner.

L’armée de terre cuite en elle-même nous a au final assez déçu. Le site est constitué de quatres gros bâtiments à l’architecture minimaliste. Il y a peu d’explications. Il n’y a pas de parc ou se balader. On n’apprend rien de plus que dans les reportages géo. On a juste la satisfaction de se dire: je suis venu et j’ai vu.

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Chengdu

Mercredi 4 juin 2008

Pour essayer d’oublier un peu la panique ambiante, il a bien fallu s’occuper à Chengdu. De la ville même, on n’aura guère vu que le quartier tibétain dans lequel nous résidions, Chengdu étant au pied du Tibet, à peine à une centaine de kilomètres du Gongga Shan, un sommet de plus de 7000 mètres, mais que la brume qui règne en permanence dans le Sichuan nous aura empêché de voir. Il y a donc des lamas qui font l’aumône (et on en déduit qu’il s’agit de moines, pas de caprins), et des restaurants où l’on peut manger de la viande de yak séchée, ou du riz aux dromas. On n’a pas réussi à savoir si les dromas en question, c’étaient des haricots ou des asticots. On préfère ne pas savoir.

Mais nous serons allés à une soirée à l’opéra sichuanais, où il y avait de l’opéra chinois à proprement parler, mais aussi des spectacles de transformisme avec des masques à couper le souffle, des ombres chinoises merveilleuses et bien d’autres choses étonnantes.

Et puis le Sichuan, c’est le pays des pandas, et on est donc allés voir un des centres de recherche. Les pandas sont un peu décevants au début : on aperçoit quelques adultes qui ne font que manger des bambous ou qui somnolent, bon, c’est bien. Et puis on va voir des jeunes, qui mangent des bambous et qui somnolent (mais eux ils sont déjà plus mignons). Jusqu’à ce qu’ils soient portés hors de leurs maisons, et là ça a été un vrai festival de galipettes, les jeunes pandas étant complètement déjantés. Ils se courent après, ils grimpent partout, ils tombent, font de la balançoire, se coincent la tête dans leurs agrès, recommencent à se poursuivre avec leurs façons de petites boules rigolotes. On peut les observer pendant des heures, c’est vraiment une source de joie inépuisable.

Enfin, parmi nos rares activités nomades, il y a eu la visite du parc de Leshan, où se trouve le plus grand Bouddha du monde (71 mètres). Mais il y a aussi des cavernes emplies de sculpture perdues au milieu d’un parc qui ressemble à une jungle, des temples avec d’autres bouddhas gigantesques, le pont le plus étrange qu’il nous ait sans doute été donné de voir, une pagode oubliée et un village où l’on peut choisir la tortue vivante qu’on va manger.