
En entrée, du désert
Dimanche 9 octobre 2011On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, même si le nom faisait vaquer notre imagination. Mais on n’a pas été déçus par le désert de Gobi. Peut-être qu’il n’est pas aussi spectaculaire, pas aussi sec que d’autres. Peut-être qu’ailleurs, il y a plus de dunes qui chantent, ou peut-être plus de pierres brûlantes sous le soleil. Mais il n’est pas certain qu’il existe des lieux où le sentiment de l’immensité et de la vacuité s’impose avec autant d’évidence.
Si la nature du désert change au cours du trajet parcouru, passant d’une fine poussière noire plantée de lambeaux de végétation intermittents, à un sable orangé parsemé de plaques de sel, jusqu’à l’annonce de la steppe avec ses touffes d’herbes sèches ; en revanche le sentiment d’être perdu au milieu d’une étendue infinie ne nous quitte jamais. Le sol est plat sur des dizaines, des centaines de kilomètres, et l’air sec laisse deviner des distances gigantesques jusqu’à ce que finalement, la plaine, lente et régulière, finisse par rencontrer au loin une muraille de montagnes, noires et déchirées sur notre gauche, ou rouges et onctueuses à droite. Devant nous, la terre et le ciel finalement se confondent à l’horizon. Partout, le silence.*
Pour autant, ça et là, il y a quelques endroits où le désert sort de sa léthargique régularité pour offrir des vues plus fantasques, qu’il s’agisse des falaises rouges de Bayanzag, des forêts de saxauls, des troupeaux de chameaux qui errent, des chevaux qui galopent dans le poudroiement du soleil couchant, ou des dunes de sable qui s’accumulent le long des barrières montagneuses.















