
A pied, à cheval, en chameau, et en camionnette russe sans direction assistée
Lundi 10 octobre 2011Le fait que nous ayons dû parcourir environ un millier de kilomètres en quinze jours dans un pays qui comporte officiellement 2500 kilomètres de routes a nécessité de recourir à quelques moyens de locomotion un peu originaux pour accomplir notre voyage. Un petit tour d’horizon du transport en Mongolie :
Notre principal moyen de transport est tout de même demeuré la voiture. Mais la voiture avec un peu de gueule. Des camionnettes russes 4×4, sans marque clairement identifiable, de celles qui se réparent avec un marteau. Des véhicules rustiques, mais quand on se trouve à 1000 km du plus proche garagiste, on est content de ne pas avoir le voyant de l’ABS qui s’allume par intermittence. Ici pas d’ABS, pas de voyants non plus. Le seul gadget, c’est le klaxon (pour faire déguerpir les chameaux). La direction assistée fait aussi défaut, et pour conduire sur les pistes du désert et de la steppe, les chauffeurs mongols ont développé une astuce simple, mais efficace : des gros bras pleins de muscles. Les voitures sont faites pour se tirer de situations délicates et abandonnent les rêves de vitesse sur asphalte au profit d’un couple énorme qui permet de traverser des gués, des marécages ou des meutes de chiens errants. Quand finalement l’embourbement à mi-essieu finit par arriver, on sort la pelle et les touristes poussent. Le confort est évidemment limité, mais on apprécie que le plafond de l’habitacle soit matelassé.
Les chaussures sont également très prisées pour le voyage. On les met aux pieds, et il suffit de marcher à travers les collines, les rochers ou les rares forêts pour avancer. Très pratique.
Le yak était notre moyen de portage pendant nos quatre jours de randonnée. Le yak ressemble à une vache laineuse, mais il grogne comme un cochon et il est peureux comme une poule. Et les petits yaks courent comme des chiens. Un animal ridicule, donc, mais sympathique. Il est guidé par de jeunes Mongols aux yeux verts, à cheval, habillés en costume traditionnel.
La promenade à dos de chameau est l’équivalent de la promenade touristique à dos de cheval, mais dans le désert. Le chameau a une sale tête, une haleine infernale, deux bosses, il est trouillard, peu obéissant, et il aime passer par des endroits aussi peu confortables que possible pour son cavalier. Le chameau ne nous aime pas, mais c’est réciproque. On peut toutefois lui reconnaître une démarche chaloupée qui n’est pas désagréable.
Enfin, le cheval est un cheval pour touristes comme ailleurs, gentil mais un peu paresseux sur les bords. Notons que les Mongols le montent le plus souvent avec une selle en bois, un deel et des bottes en cuir souple, ce qui est quand même classe.














