
Au-delà du fleuve et sous les arbres
Vendredi 14 octobre 2011Après les vastes étendues du Gobi et leurs pistes empoussiérées, nous arrivons dans un paysage de moyenne montagne, avec des rivières qui galopent à travers des collines à l’herbe rase. Les yaks se montrent de plus en plus nombreux, sans arriver à nous inquiéter toutefois, et nous nous élevons vers 2000 m d’altitude (en voiture, pas par l’opération du Saint-Esprit non plus).
Une dernière nuit sous yourte avant de partir pour une randonnée de 4 jours dans la région des 8 lacs (puisqu’il y a 5 lacs) avant la vallée de l’Orkhon. Au matin, parmi les yaks qui sont traits par les nomades, un chasseur à cheval, fusil dans le dos, et marmotte accrochée à la selle. Contents de voir que quelqu’un traite ces crapules comme elles le méritent, nous partons monter dans les collines. L’herbe est sèche, les edelweiss foisonnent, les marmottes, sachant à quoi s’en tenir, se planquent. L’ascension se poursuit, toujours au milieu de l’herbe brunie, jusqu’au col de Bodon, où nous croisons nos yaks de portage. Au sommet, des cairns de pierres décorés d’étoffes bleues et jaunes – des ovoos en somme.
Et soudain, de l’autre côté, pif paf, un tout autre spectacle s’offre à nous. Car se reflétant dans les lacs aux eaux azurées, les mélèzes dorés secouent doucement leurs aiguilles soyeuses. Certes, le pluriel poétique amplifie un peu cette réalité, puisqu’il n’y a qu’un lac avec une seule eau – mais bien plusieurs aiguilles sur plusieurs mélèzes, toutefois tout cela est très majestueux.




















